Définition et principes de l’homéopathie

L’homéopathie est une méthode thérapeutique, donc un moyen de soigner basé sur un principe pharmacologique précis dit « loi des semblables » ou encore principe de similitude :

« toute substance qui administrée à dose forte, voire toxique, à un homme en bonne santé, provoque des symptômes pathologiques précis devient, après dilution, donc à dose faible, le médicament capable de guérir des symptômes semblables chez un malade »

Propriété bien connue en toxicologie sous le nom d’Hormésis.

Exemples :

  • Ipéca (alcaloïde : céphéline ) : vomitif à doses fortes, médicament de nausées et vomissements à doses faibles ( 4 ou 5 ch)
  • Belladonna (alcaloïde : atropine) : la belladone dans son intoxication :Sécheresse intense de la gorge avec congestion, rougeur, douleur à avaler. Devient après dilution médicament d’angine rouge
  • Coffea (caféine) : le café engendre des insomnies à doses pondérales, traite l’insomnie en dilution.

Cette action de similitude a été découverte par le médecin allemand Samuel Hahnemann (Meissen 1755-Paris 1843)

1790

Traduction de la matière médicale de Cullen :

Il expérimente sur lui le Quinquina (China) et constate qu’il ressent les symptômes d’une fièvre paludéenne. Or, dès cette époque le Quinquina était utilisé pour traiter le paludisme.

D’où pour Hahnemann : « des substances qui provoquent une fièvre de type intermittente peuvent guérir les diverses sortes de fièvres intermittentes »

La mise en oeuvre de la loi des semblables implique une expérimentation sur l’homme «normal» :

 

Les pathogénésies :

On regroupe des sujets volontaires auxquels on administre la substance à expérimenter à doses subtoxiques, de manière prolongée, et on relève les symptômes observés.

Exemple :

Pathogénésie d’Ipéca : Quelques gouttes de T.M. sur plusieurs semaines. On note :

  • des nausées accentuées, rarement vomissement.
  • une hypersalivation et une langue propre.
  • une toux avec difficulté à expectorer.
  • des règles abondantes, rouges avec caillot, à la limite de l’hémorragie.

Du fait de la similitude, Ipeca dilué (4, 5ch) devient un médicament :

  • des nausées et vomissements (femme enceinte, mal des transports…)
  • de bronchites, asthmes avec toux suffocante et difficulté à cracher
  • de dysménorrhée avec règles hémorragiques (stérilet, ménopause…)

Utilisation de doses infinitésimales : Il faut sortir de la dose toxique, de la « zone d’aggravation » des symptômes.

D’où la nécessité de diluer, 2 techniques de dilutions :

  • Les dilutions hahnemanniennes
  • Les dilutions korsakoviennes

Les dilutions hahnemanniennes :

Habituelles

A partir d’une TM ou d’une souche solubilisée par trituration, on réalise en flacons séparés une série de dilutions au 1/10e ou au 1/100e.  Entre chaque dilution, 100 secousses (1 minute) assurent la Dynamisation. En France, nous montons jusqu’à la 30e dilution centésimale soit 30ch.

Ex : dilution en CH ( centésimale hahnemannienne )

1 goutte de teinture mère d’une substance est mélangée à 99 gouttes de solvant (solution hydro-alcoolique) puis agitée vigoureusement une centaine de fois (dynamisation) pour donner la première centésimale hahnemannienne (1 CH). Une goutte de cette solution diluée à 1 CH est mélangée à 99 gouttes de solvant et dynamisée pour obtenir la deuxième dilution (2 CH), soit une dilution au centième de la dilution à 1 CH, donc une dilution au 1/10 000e de la substance de base. Et ainsi de suite jusqu’à 30ch.

Les dilutions korsakoviennes :

Elles s’effectuent  dans un flacon unique, à partir de 1 goutte de TM de la substance de base ajoutée à 99 gouttes de solvant. Après la première dynamisation, le flacon est vidé et ce qui reste sur la paroi constitue la première dilution korsakovienne (1 K). Une nouvelle dilution est faite dans le même flacon, agitée 100 fois, puis le flacon est vidé à nouveau. Ce qui reste sur la paroi donne la dilution 2 K et ainsi de suite jusqu’à 10 000k.

L’imprégnation des granules et doses :

L’imprégnation des doses et granules ce fait à l’aide d’un imprégnateur, dans lequel est disposé une tulipe contenant les granules et doses qui seront imprégnées par pulvérisation de la souche homéopathique souhaitée.

Nota bene : L’emploi des différentes dilutions :

  • Les basses dilutions : 4 à 5ch sont réservées aux symptômes locaux et aigües.
  • Les moyennes dilutions : 7 à 9ch sont réservées aux symptômes généraux.
  • Les hautes dilutions : 12 à 30ch sont réservées aux traitements de fond

Les maux de l’hiver

 

 

Pathologies hivernales

RHUMES-RHINOPHARYNGITES

 Obstructions nasales :

Nux vomica 4,5ch : aggravavé après les repas, dans une pièce chaude, surtout la nuit > au grand air, le jour

Apis mel 4, 5ch : obstruction par œdème de la muqueuse nasale > froid et < chaleur

Ecoulements clairs :

  • Alium cepa 4,5ch : écoulement clair, fluide en continue, irritant.
  • Euphrasia 4, 5ch : écoulement aqueux, doux, larmoiement irritant.
  • Sabadilla 4,5ch : écoulement clair. Eternuements par salves intenses, chatouillements (nez et palais)> en plein air.
  • Kalium iod 4,5ch : écoulement clair, brûlant. >chaleur <froid

Ecoulements épais, suppurés :

  •  Hydrastis 4,5ch : écoulement jaunâtre, visqueux, et dans l’arrière gorge.
  •  Kalium Bichromicum 4,5ch : écoulement épais jaune, vert, parfois sanglant.

Hépar sulfur : écoulement suppuré (en basse dilution facilite la suppuration et haute dilution, action frénatrice).

FIEVRES

Avec soif :

  •  Aconit 4,5,7ch : supérieur à 38, apparition brutale coup de froid sec, grelottements.
  •  Beladonna 4,5,7ch fièvre supérieure à 38, sueurs, rougeur du visage chaud.
  •  Ferrum phos : fièvre modérée, 38° début de l’état inflammatoire.

Sans soif :

  • Apis mel 4, 5ch : apparition progressive avec gonflement des muqueuses, du pahrynx, des amygdales, douleurs piquantes
  • Gelsemium 4,5ch : état de fatigue marqué, quelques tremblements, courbatures.

OTITES

Aiguës : Inflammation aiguë de l’oreille (associé à la fièvre relève de la consultation médicale). En attendant :  Ferrum phos et aconitum toutes les heures

Séreuses (présence de mucosités non surinfectées dans la caisse du tympan): ni fièvre, ni douleur

  • Mercurius dulcis 4,5ch : baisse d’audition
  • Arsenicum alb.4,5ch : suppuration répétée

ANGINES

  • Belaldonna 4 à 9ch : douleurs battantes, langue rouge brillante, fièvre élevée, sécheresse du pharynx, soif vive.
  • Mercurius solubilis 4 à 9ch : Langue chargée, angine rouge, mauvaise haleine.
  • Mercurius corrosivus : mercurius sol aggravé, très forte douleurs
  • Apis mel,4 à 9 ch : >froid
  • Phytolacca 4 à 9ch : douleurs qui remonte jusqu’aux oreilles en avalant

ETAT GRIPPAL :

 Soudain avec fièvre brutale,courbatures,tremblements :

 Une dose de suite d’oscillococcinum.

 Puis 5 granules de chaque  toutes les heures avec gelsemium,bryonia,arnica 9ch, espacer selon amélioration.

TOUX

  •  Drosera 4 à 9ch voir 15ch : <après minuit, spasmodique <allongée.
  •  Ipeca 4 à 9ch : toux violente, jusqu’aux vomissements.
  •  Cuprum met 4 à 9ch : toux crampoïde, violente, visage cyanosé.
  •  Coccus cacti : toux violente avec abondantes sécrétions visqueuses.
  •  Drosera composé : plutôt toux sèche
  • Ipéca composé: grasse

IMMUNITE :

 Pour stimuler durant la période hivernale :

 Influenzinum 9 ou 15 ch : une dose/semaine pdt 3 semaines. Puis 1 dose par mois

Proposition pour une stimulation plus globale :

  • 1er  dimanche : 1 dose influenzinum  9 ou 15 ch
  • 2ème dimanche : 1 dose sérum de yersin ou Thymuline 9 ou 15 ch
  • 3ème  dimanche : 1 dose d’aviaire 9 ou 15 ch
  • 4ème  dimanche : 1 dose sérum de yersin ou Thymuline 9 ou 15 ch

Crédit photo : Pixabay

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